1.  RÉFLEXION ENGAGÉE QUANT À L'ÉVOLUTION DE FINANCEMENT DES PRESTATIONS AEF

Le début de l’année 2020 a été marqué par l’engagement d’un processus de travail et de réflexion, entre la Direction générale de l’AEF et la FEDAS, concernant le financement du secteur et son évolution, concomitante à celle des cadres légaux en vigueur. Ces travaux devraient se poursuivre en 2021 et 2022 pour une mise en place effective en 2023.

2.  APPEL À PROJET SLEMO

Comme souligné lors de précédentes analyses réalisées par les permanents FEDAS, le besoin d’accompagnement des jeunes vers une vie autonome est grand et ne cessera d’augmenter dans les prochaines années.


Dans ce contexte, la DG AEF a lancé deux appels à projets SLEMO auquel nombre de membres de la Plateforme AEF a participé et obtenu l’accord d’ouverture de nouvelles places en logement encadré.


Cependant, comme souligné dans les revendications FEDAS passées et à travers les bilans de ces appels à projet faits par la DG AEF, la FEDAS a souligné le manque de données permettant d’anticiper et préparer l’adaptation de l’offre AEF et également le peu de transparence du processus décisionnel concernant ces appels à projets.


Concernant ce dernier point, la critique peut être adressée à l’ensemble des appels à projet ou à candidature lancés.

3.  TIMING CADRE DE RÉFÉRENCE AEF

La FEDAS Luxembourg a été force de proposition dès le début de l’année 2020 pour soutenir le processus d’élaboration du cadre de référence. Différentes contingences ont entravé le lancement du début des travaux. Des échanges structurés, il a été prévu d’organiser le développement des travaux avec les précisions temporelles suivantes :

  • de fin 2020 à mi-2021 : consultation de l’ensemble des acteurs

  • dès fin 2021: présentation d’un premier jet du cadre de référence

  • fin 2021-début 2022 : présentation des outils servant la qualité des prestations AEF

4.  ENTREVUE AVEC LES REPRÉSENTANTS DE LA JUSTICE ET DU SCAS

En date du 19 février 2020, la directrice du SCAS, Madame Boulanger, accompagnée de représentants de la Justice, œuvrant dans le domaine de la protection de la jeunesse, a souhaité s’entretenir avec les représentants de la FEDAS en ce qui a trait aux partages d’informations et, plus particulièrement, de rapports réalisés par les prestataires AEF.


La délégation FEDAS a souligné, à cette occasion, l’importance d’une démarche collaborative entre les parties et qu’elle ne s’opposait aucunement à un tel partage sous condition que l’interlocuteur du SCAS soit identifié et que le canal de communication réponde aux normes permettant de garantir la protection des données.


Les représentants de la justice ont conclu qu’il avait urgence de mettre en place rapidement, à l’aide des services de l’Etat, des moyens de communication adaptée.

5.  COORDINATION POUR LA LUTTE CONTRE LA COVID-19 DANS LE SECTEUR AEF

Il n'est pas possible de rédiger un rapport annuel 2020 sans mentionner la pandémie de la COVID-19 et l’impact sur le secteur social et, plus particulièrement, sur le secteur AEF.


Les permanents de la FEDAS Luxembourg asbl ont été confrontés à de nouveaux défis, dans le cadre de la coordination des informations et des recommandations concernant la mise en œuvre des politiques et l'approche stratégique dans la gestion de la crise, notamment les procédures à suivre, l’organisation des reprises progressives, la stratégie de « sortie de crise » et la stratégie du dépistage à large échelle du secteur – sans oubli un support permanent apporté à l’ensemble de ses membres.


Dès la semaine du 23 mars 2020, des réunions spontanées et régulières ont eu lieu entre la DG AEF et la Plateforme AEF pour évaluer l’évolution de la situation au sein des structures et discuter des prochaines étapes.

Outre la gestion des informations, les permanents ont également été fortement impliqués dans la logistique des matériaux de protection et des tests rapides.


Cela a nécessité plusieurs recensements ponctuels pour déterminer les quantités de matériaux nécessaires, passer des commandes auprès du MENJE et les mettre à disposition des organismes prestataires.

6.  PROJET DE LOI INSTITUANT UN RÉGIME DE PROTECTION DE LA JEUNESSE : ENTREVUE AVEC RENATE WINTER

Dans le cadre de la réforme législative concernant la protection de la jeunesse séparant la protection de la jeunesse et la justice juvénile, le Luxembourg a fait appel à un expert de ce domaine, à savoir Madame Renate Winter. Née en Autriche, elle est considérée comme une spécialiste du droit pénal des mineurs, du droit de la famille, des droits des enfants et des droits des femmes, en particulier dans le contexte des conflits armés, et a conseillé plusieurs pays européens sur l'intégration des droits des enfants dans la législation nationale.

Le 30 octobre 2020, la FEDAS a été conviée à une réunion avec la DG AEF et Mme Winter afin d'exprimer ses préoccupations et ses souhaits en tant qu'acteur du dispositif de la protection de la jeunesse.


Madame Winter s’est très vite saisie de la réalité nationale en pointant les problèmes du secteur, les changements à opérer de sorte à répondre aux directives de l'ONU. Il s'agissait donc d'un échange prometteur, qui permettait de regarder positivement vers l'avenir.

7.  GT MINISTÉRIEL CST/CPTE

L’élément central et commun aux dispositifs que sont les Centres socio-thérapeutiques et les Centres psychothérapeutiques est la scolarité de l’enfant accueilli.


Dès lors s’est engagé, en interne à la FEDAS mais aussi dans le cadre du dialogue structuré, des travaux pour soutenir la mise en œuvre adaptée de la scolarité des enfants au sein des mesures d’aide proposées.


Ce sujet, étant complexe en termes d’organisation, d’implémentation et de collaboration, rythmera encore les travaux durant l’année 2021. Il en ira de même concernant la thématique de la réintégration de l’enfant en école ordinaire.

8.  NÉGOCIATIONS 2020

Les négociations ont été particulièrement épineuses du fait, notamment, de l’hétérogénéité des données du secteur. En outre, au départ de l'ensemble des revendications de chacune des parties (cf. MENJE, Indépendants, FEDAS), notons quelques points principaux d’évolution :

  • la possibilité de réaliser des interventions en groupe dans le contexte des prestations ambulatoires ;

  • les rapports succincts qui ne sont plus à transmettre systématiquement mais à laisser à disposition de l’ONE ;

  • la création d’un dispositif « petit groupe », devant répondre aux besoins des enfants ;

  • la méthodologie de financement pour les mois de novembre et décembre ;

  • l’introduction d’éléments à considérer dans le futur test de plausibilité.